biospeleologie

Pour nous permettre d’étudier et classer la faune cavernicole, celle-ci a été divisée en 3 catégories représentant le degré de pénétration et d’adaptation spécifique des différentes espèces.

 

Les espèces Trogloxènes :

Elles séjournent temporairement dans les cavernes.  Elles y pénètreront seulement si elles y retrouvent certaines conditions qui leur sont favorables : nourriture, site d’hibernation ou de reproduction, refuge…

On les retrouve dans la zone d’entrée et intermédiaire seulement où la lumière est encore présente aussi faible soit tel. Ces espèces ont besoin d’une existence extérieure pour survivre.  Elles ne présentent aucune adaptation morphologique ou physiologique vis-à-vis de leurs congénères qui évoluent seulement à l’extérieur.

Ex : chauve-souris

Les espèces Troglophiles :

Organismes qui ont une prédisposition à la subsistance en milieu cavernicole et qui vivent jusque dans les zones obscures. Ils sont actifs, se reproduisent et effectuent leur cycle complet de développement dans ce milieu. Dans la même espèce, on retrouve des individus qui vivent soit en milieu épigé ou hypogé et ne présentant aucune adaptation morphologique vis à vis leur habitat. Par contre, ils peuvent montrer une certaine adaptation physiologique ou comportementale comme par exemple les gastropodes du genre  Oxychilus qui, contrairement à leurs confrères épigés qui eux hibernent lorsque la température atteint 5 C°, restent actifs toute l’année car les conditions du milieu n’atteignent jamais la limite inférieur qui provoque l’hibernation.

Les espèces Troglobies :

Ces organismes sont spécialisés et adaptés uniquement pour la vie cavernicole.  Ils ne subsisteraient pas à l’extérieur. Puisque le milieu cavernicole offre une température  et un  taux d’humidité très peu changeant, les espèces concernées ne supporteraient pas de trop grandes variations de ces deux éléments.

On retrouve chez les Troglobies plusieurs adaptations morphologiques :

·        Absence de pigmentation

·        Organe visuelle sous développé ou même absent

·        Développement d’organes sensoriels adaptés mieux adaptés au milieu hypogé

·        Absence d’aile

·        Métabolisme et croissances lents

·        Niveau de reproduction faible

·        Cycle jour/nuit et cycle saisonnier absents

·        Longévité accrue

La majorité des espèces sont des invertébrés, surtout des coléoptères du groupe des Bathysciinae qui présente une très grande spécialisation face au milieu cavernicole. On retrouve seulement quelques espèces de vertèbres : poisson et amphibien comme un des plus connu : Proteus anguineus

Les espèces aquatiques sont nommées stygobies en l’honneur du mystique Fleuve Styx. Ces espèces, à distribution restreinte, sont surtout des crustacés et des mollusques. Ils joueraient un rôle dans l’épuration de l’eau et seraient de bon  bio-indicateur des conditions du milieu. Certains de ces crustacés sont considérés comme des fossiles vivants. (Plusiocampa sollaudi)

N’oublions pas qu’en absence de lumière la photosynthèse est impossible. La nourriture que trouvent les espèces cavernicoles leur est apportée par l’eau de percolation ou via les sinkholes. La décomposition d’animaux morts ou du guano peut aussi être exploitée.  On retrouve aussi plusieurs espèces carnivores.

 

 

Liens

http://www.pragmasoft.be/carnets/bio/animcav/tercafs.htm

http://www.cwepss.org/floreFaune.htm

http://speleoclubledonien.free.fr/biospel1.html

http://www.hbsd.hr/SpFauna_zivotinje_eng.html

http://environnement.ffspeleo.fr/biospeologie/documents/initiationbio.pdf

http://www.utexas.edu/tmm/sponsored_sites/tss/PDF/Biologychapter.pdf